Journée Internationale de la protection de la couche d’ozone : la protéger nous évite le cancer.



Naturellement, la couche d’ozone est un filtre de passage des rayonnements ultra-violets dont certains sont nocifs ; classés en trois catégories selon les énergies dégagées :

– Les UV-A : sont des UV de moindre énergie, qui n’entrainent que des effets biologiques minimaux.
– Les UV-B : qui ont une énergie supérieure, infligent le plus de dommage aux organismes vivants et matériaux.
– Les UV-C : sont absorbés par l’oxygène présent dans l’atmosphère et ne peuvent nous atteindre sur terre.

En se surexposant au soleil accablant, plusieurs effets biologiques sont manifestes au fil des années : sur les systèmes immunitaires, les yeux, la peau, l’environnement aussi…
Particulièrement sur la peau, effet temps d’exposition dépendant, plusieurs types de cancer peuvent se développer tels que les carcinomes basocellulaires, les carcinomes squameux et les mélanomes malins. Les 2 premiers étant moins dangereux, sont dus aux UV-B ; l’appauvrissement constant de la couche d’Ozone de 10% devrait en principe, selon une étude canadienne, s’accompagner d’une augmentation de 26% des cancers de la peau. Pour l’ensemble de la planète, 300000 cas supplémentaires sont diagnostiqués ces dernières décennies depuis la flambée du réchauffement climatique  (Effet de serre : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/comprendre-le-climat-mondial/leffet-de-serre-et-autres-mecanismes ).

D’où il est plus que nécessaire de se protéger soit en réduisant son temps d’exposition (10h ou 15h), de porter un chapeau ou un parasoleil, de mettre des lunettes solaires, d’utiliser des crèmes hydratantes sans hydroquinone… mais aussi de protéger cette couche en participant au reboisement (campagne 1 milliards d’arbres par exemple), en réduisant la pollution atmosphérique (cause de 9 millions des morts en 2015) …

Bref, le cancer de la peau est curable, il faut consulter un médecin, un dermatologue au moindre manifestations cutanées louches, persistantes et croissantes.

Dr. Pika Longila,
Responsable PDS / Département Médical